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IRUMU : Le Consortium des défenseurs des droits humains réaffirme son soutien indéfectible à Azarias Mokonzi, cible d’une campagne de diabolisation

by Zionnews

Le Consortium des défenseurs des droits humains du territoire d’Irumu a rendu publique, le 27 mai 2026, une déclaration dans laquelle il exprime son « soutien total et indéfectible » au journaliste et chercheur Azarias Mokonzi.

Ce dernier, selon l’organisation, ferait l’objet, depuis plusieurs semaines, d’une campagne de diabolisation orchestrée sur les réseaux sociaux.

Dans ledit communiqué, le Consortium condamne une série de messages qu’il qualifie de « lynchage médiatique féroce », mêlant haine et désinformation, et visant nommément Azarias Mokonzi.

Il impute l’initiative de cette entreprise de déstabilisation à Jean-Paul Ngahangondi, cadre du parti Ensemble pour la République, présenté comme « l’un des relais avérés de la coalition rebelle AFC-M23 au Nord-Kivu ».

Alors que l’instigateur de cette campagne s’emploie à semer le doute sur la nationalité du journaliste et l’accuse d’avoir poursuivi ses études au Rwanda, le Consortium rejette ces allégations, qu’il juge fabriquées de toutes pièces. À ses yeux, il s’agit d’une manœuvre visant à le réduire au silence en raison de son engagement résolu contre l’occupation de la République démocratique du Congo par le Rwanda.

« Azarias Mokonzi est un digne fils du pays. Il a fait ses études à Beni et y a entamé sa carrière journalistique sous nos yeux. Le qualifier d’étranger, et singulièrement de Rwandais, relève d’une stratégie grossière destinée à entraver son action en raison de son combat inébranlable contre l’occupation rwandaise », peut-on lire dans le document signé par les défenseurs des droits humains d’Irumu.

Le Consortium rappelle par ailleurs le rôle joué par Azarias Mokonzi dans l’appel à la constitution d’un « bloc républicain » face à l’AFC-M23, ainsi que dans l’œuvre d’éducation citoyenne et patriotique menée au Nord-Kivu pour contrer la propagation des discours de manipulation diffusés par les rebelles et leurs complices.

« L’ensemble de la communauté est témoin de son engagement. Il figure parmi les rares leaders d’opinion de l’Est à avoir exhorté les acteurs politiques, toutes tendances confondues, à taire leurs divergences afin de constituer un front républicain contre l’AFC-M23. Il n’a cessé de rappeler que le Congo transcende les ambitions individuelles et que la sauvegarde de l’intégrité territoriale requiert une mobilisation collective pour faire échec aux ennemis de la patrie », souligne le communiqué.

Le texte s’emploie également à mettre en lumière les ressorts de cette campagne de dénigrement.

« Azarias Mokonzi a révélé les motivations profondes dissimulées derrière cette guerre d’usure. Cette prise de conscience a suscité l’hostilité des complices des insurgés, qui multiplient désormais les attaques contre lui, afin de le contraindre à renoncer à son combat », affirment les signataires.

Le Consortium revient en outre sur la démarche récemment entreprise par le journaliste auprès du ministre de la Justice, visant à obtenir la suspension des activités de l’ONG CRDH. Il lui reproche d’avoir, selon ses propos, « fait l’apologie de la rébellion » en imputant aux FARDC la responsabilité des massacres perpétrés à Uvira.

Pour le Consortium, cette initiative expliquerait en partie l’aggravation des attaques personnelles dont Azarias Mokonzi est l’objet, celui-ci étant devenu, selon l’organisation, « l’homme à abattre » en raison de son combat républicain.

Au-delà de ce soutien, la déclaration exhorte la population d’Irumu et du Nord-Kivu à ne point accorder de crédit à cette campagne de manipulation et à se désolidariser de Jean-Paul Ngahangondi, accusé d’avoir « tourné le dos à la République »

Elle insiste enfin sur la nécessité de préserver l’unité nationale face à la crise sécuritaire persistante et recommande l’ouverture de poursuites judiciaires à l’encontre de l’instigateur de cette campagne de diffamation pour son soutien présumé à l’AFC-M23, ainsi qu’à l’encontre de ses complices.

Il sied de préciser qu’Azarias Mokonzi a effectué ses études secondaires à l’institut Kisolokele de Beni, où il a obtenu son diplôme d’état en Latin-Philosophie, avant de poursuivre son cursus à l’Université Officielle de Semuliki, dont il est licencié en droit.

Alphani Byaômbe Alidor

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