Dans son document, le mouvement affirme suivre avec attention cette initiative, estimant que la République démocratique du Congo traverse une crise multidimensionnelle marquée par l’insécurité persistante, les tensions politiques, la fragilisation des institutions, les violations des droits fondamentaux et la détérioration des conditions de vie de la population.
Le dialogue salué sur le principe
Tout en réaffirmant son attachement à la démocratie, à l’État de droit, à l’unité nationale et au respect de la Constitution, Sauvons la RDC considère que le dialogue demeure, en principe, un mécanisme approprié pour rechercher une solution durable à la crise.
Le mouvement rappelle que sous la présidence de Joseph Kabila, plusieurs concertations nationales avaient, selon lui, contribué à préserver la paix et l’unité du pays.
Sept conditions jugées indispensables
Le mouvement estime toutefois qu’un dialogue ne pourra aboutir que s’il répond à plusieurs exigences préalables. Il formule notamment sept conditions :
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une médiation neutre, indépendante et impartiale, avec l’appui de l’Union africaine et des Nations unies ;
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un dialogue réellement inclusif, réunissant toutes les parties concernées sans exclusion ;
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l’organisation des discussions dans un pays tiers, afin de garantir la sécurité et la sérénité des participants ;
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un examen sans tabou des causes profondes de la crise, avec un ordre du jour et un calendrier arrêtés de manière consensuelle ;
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des résolutions souveraines et contraignantes, accompagnées de l’abandon de tout projet de référendum visant à modifier ou remplacer la Constitution avant l’ouverture du dialogue ;
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des mesures de décrispation politique, comprenant notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion, le retour des exilés, la levée des restrictions visant certains partis politiques, un accès équitable aux médias publics ainsi que la dissolution de la milice dite « Force du progrès » ;
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la mise en place d’un mécanisme international de suivi chargé de veiller à l’application des engagements qui seront pris.
Le mouvement refuse un dialogue placé sous l’autorité du Chef de l’État
Dans sa déclaration, Sauvons la RDC soutient qu’aucun dialogue organisé, dirigé ou placé sous l’autorité du président Félix Tshisekedi ou de son gouvernement ne peut, selon lui, offrir les garanties de neutralité nécessaires à des discussions sereines.
Le mouvement considère que le président est un acteur central de la crise politique actuelle et estime qu’il ne peut être à la fois partie prenante et garant du processus de réconciliation.
Selon le texte, seule une médiation indépendante, impartiale et acceptée par toutes les parties serait en mesure d’aboutir à un accord crédible, durable et conforme aux intérêts supérieurs de la Nation.
Un débat appelé à se poursuivre
Cette prise de position intervient alors que les consultations autour d’un éventuel dialogue national se poursuivent entre les différentes forces politiques, religieuses et sociales du pays. Les modalités d’organisation, le rôle des médiateurs et la participation des différentes composantes demeurent au cœur des discussions.
