Mike Kibaka , Fils idéologique d’Adolphe Muzito, relance le débat explosif sur un changement constitutionnel en RDC.
Le débat sur le changement de la Constitution continue de diviser la classe politique congolaise.
Cette fois, c’est le parti politique Nouvel Élan qui remet le sujet sur la table, à travers l’un de ses communicateurs les plus médiatiques, Mike Kibaka, qui se présente comme le « fils idéologique » d’Adolphe Muzito.
À l’issue d’un meeting politique organisé à Kinshasa , au terrain ASSOSA , par le secrétaire général du parti, Maître Blanchard Mongomba, plusieurs cadres et militants ont affiché leur soutien aux institutions de la République ainsi qu’à l’idée d’une nouvelle Constitution, estimant que certains problèmes majeurs du pays ne sont toujours pas pris en compte dans le texte actuel.
Des militants venus des quatre districts de Kinshasa Tshangu, Mont-Amba, Funa et Lukunga ont répondu présents pour écouter les orientations du parti cher à Adolphe Muzito, a travers son secrétaire général.
« Nous sommes un parti bien implanté sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Je remercie tous les Kinois venus nombreux soutenir notre vision », a déclaré le secrétaire général sous les applaudissements des militants.
Parmi les figures les plus remarquées de la manifestation figurait Mike Kibaka, connu dans les médias comme communicateur de Nouvel Élan. Entouré de nombreux jeunes militants arborant drapeaux, effigies et T-shirts son image et celle de son leaders, il a profité de cette tribune pour réaffirmer également son soutien « aux institutions de la République, aux FARDC ainsi qu’aux avancées enregistrées dans l’élaboration du budget national ».
Mais le moment le plus attendu de son intervention concernait la question sensible du changement ou de la révision de la Constitution.
« Notre position est claire : nous sommes pour le changement de la Constitution, et nous devons débattre de cette question sans tabou », a lancé Mike Kibaka devant les militants.
Le communicateur de Nouvel Élan a rappelé que cette réflexion ne date pas d’aujourd’hui au sein du parti. Selon lui, Adolphe Muzito avait déjà soulevé cette problématique en 2019, notamment autour de la question de la titrisation des terres au profit des communautés locales et des chefs coutumiers.
Pour les cadres de Nouvel Élan, plusieurs réalités sociopolitiques et foncières du pays nécessitent désormais un nouveau cadre constitutionnel capable de répondre aux attentes des populations locales.
Alors que le débat continue de susciter des réactions opposées au sein de l’opinion publique, cette nouvelle sortie médiatique de Nouvel Élan relance davantage les discussions autour de l’avenir institutionnel de la RDC.
Nestor Fuluma.



