Le discours annoncé de l’ancien Président Joseph Kabila, condamné à mort par la Haute Cour militaire en septembre 2025 pour trahison et participation au mouvement insurrectionnel AFC/M23, continue de provoquer une onde de choc dans la classe politique.
Parmi les premières réactions, celle de Peter Kazadi, ancien Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et cadre de l’UDPS, est particulièrement virulente.
Dans une déclaration relayée ce vendredi, Peter Kazadi accuse directement l’ancien Chef de l’État :
« Joseph Kabila est le chef du M23, l’allié du Rwanda. Il a seulement oublié d’assumer publiquement qu’il est l’auteur des massacres et des violences sexuelles. Kabila a décidé de faire la guerre à notre pays », a-t-il déclaré.
Pour Peter Kazadi, la sortie médiatique de Joseph Kabila n’est pas anodine. Il l’accuse de vouloir « justifier la guerre que le pays subit » et de se positionner en porte-voix de l’AFC/M23 et de Kigali.
« Kabila ignore volontairement la présence de l’armée rwandaise sur notre sol, tout en exigeant le départ des forces légalement invitées par le Gouvernement légitime », a martelé l’ancien patron de la sécurité territoriale.
L’ancien VPM estime que cette stratégie vise à semer la division et à appeler tacitement à la désobéissance au sein des FARDC, en flattant certains officiers qu’il aurait lui-même recrutés.
Cette passe d’armes intervient alors que l’ONU, dans son dernier rapport du Groupe d’experts, évoque des liens présumés entre Joseph Kabila et l’AFC/M23, et que plusieurs plaintes ont été déposées à la CPI contre l’ancien président, Paul Kagame et les dirigeants de la rébellion pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés dans l’Est.
Du côté du camp Kabila, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée suite aux propos de Peter Kazadi.
LA REDACTION