Le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD) veut faire du dialogue national inclusif un cadre de réflexion sur l’avenir institutionnel et politique de la République démocratique du Congo,la formation politique, dirigée par le Dr Ivan Ilunga Ngindu Nkoy, a exposé sa vision ce samedi à Kinshasa, à travers une déclaration politique consacrée à la refondation de l’État.
Lue au Collège Boboto, dans la commune de la Gombe, par le président national du parti, cette déclaration est intitulée « Dialogue national inclusif pour la refondation de l’État ,pour un New Deal congolais ».
Pour le RSD, les prochaines concertations ne devraient pas se limiter à un rapprochement entre responsables politiques,le parti souhaite qu’elles débouchent sur un nouveau contrat social entre les citoyens et l’État, avec un accent particulier sur la souveraineté nationale, la démocratie participative et l’efficacité des institutions.
Dans sa déclaration, le RSD insiste sur la place du peuple congolais dans le processus de dialogue,le parti estime que la légitimité des discussions doit reposer sur le peuple, présenté comme le souverain primaire.
La formation politique préconise, à cet effet, que les objectifs, le mandat ainsi que les limites du dialogue soient préalablement définis. Elle souhaite également que la réflexion porte sur la Constitution du 18 février 2006, notamment sur l’éventualité d’une modification de certaines de ses dispositions.
Sur cette question, le RSD appelle à une démarche qu’il souhaite « responsable et patriotique », avec la participation des représentants des différentes composantes de la société congolaise, y compris la diaspora.
Au-delà des institutions, le parti d’Ivan Ilunga défend une transformation plus large de l’organisation de l’État,ses propositions concernent notamment l’organisation territoriale, l’éducation, la défense, la justice et l’économie.
sur le plan économique, le RSD plaide pour une économie davantage productive et souveraine, reposant notamment sur l’industrialisation et la création d’emplois en faveur de la jeunesse.
Le parti met également en avant la valorisation de l’identité congolaise, des langues nationales et du patrimoine foncier, ainsi qu’une gestion des ressources naturelles et du sous-sol qu’il souhaite davantage placée sous le contrôle de l’État.
Dans le même document, le RSD réaffirme son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans sa démarche en faveur de la paix, de la souveraineté et de la refondation de l’État.
cette position s’accompagne toutefois de plusieurs principes que le parti présente comme des ” lignes rouges ”. Il cite notamment la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC dans ses frontières du 30 juin 1960, la souveraineté sur les ressources naturelles et stratégiques ainsi que la défense nationale.
Le RSD insiste également sur la nécessité de rendre justice aux victimes des violences et atrocités commises sur le territoire congolais.
Cette position s’inscrit dans la ligne des prises de position récentes du parti. En juillet 2026, le RSD avait déjà apporté son soutien au principe du dialogue national annoncé par le chef de l’État, tout en formulant des réserves sur la participation de certaines personnalités politiques.
Pour le RSD, le dialogue devrait réunir un éventail plus large de composantes de la société congolaise,le parti appelle notamment à l’implication des formations politiques, des femmes, des jeunes, de la diaspora, des chefs coutumiers et des confessions religieuses.
À travers cette démarche, le RSD entend inscrire les prochaines concertations dans une perspective plus large de réorganisation de l’État et de redéfinition du rapport entre les institutions et les citoyens.
Le parti présente ainsi son projet de « New Deal congolais » comme une proposition de refondation institutionnelle, économique et sociale destinée à accompagner les discussions nationales annoncées.
Rédaction