La situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu continue de susciter de vives inquiétudes. Le député national Justin Bitakwira a lancé un appel pressant au gouvernement congolais et au commandement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), estimant que la dégradation de la situation exige une réaction immédiate des autorités.
S’exprimant sur l’évolution des combats dans cette partie de l’est de la RDC, l’élu a déclaré que « la situation n’est pas bonne », évoquant une intensification des tensions et des informations préoccupantes faisant état d’activités militaires dans la région.
Un appel au gouvernement et au haut commandement militaire
Selon Justin Bitakwira, les autorités politiques et militaires doivent se rendre personnellement sur les zones de conflit afin d’évaluer la réalité de la situation.
« La situation est en train de s’envenimer. (…) Le message que je voudrais faire passer ici, c’est d’interpeller le gouvernement en général et l’état-major général de notre pays. La place du ministre de la Défense aujourd’hui, la place du chef d’état-major aujourd’hui, c’est d’aller au front », a-t-il déclaré.
Le député estime qu’une présence des responsables militaires sur le terrain permettrait de mieux apprécier les défis opérationnels auxquels sont confrontées les FARDC.
Des allégations qui nécessitent des vérifications
Dans sa déclaration, Justin Bitakwira évoque également des informations selon lesquelles des drones viendraient du Rwanda et certains appareils décolleraient de Kavumu en direction de Minembwe.
Ces affirmations n’ont pas été confirmées de manière indépendante au moment de leur publication. Les autorités congolaises compétentes ne se sont pas encore prononcées publiquement sur ces allégations.
Le député appelle ainsi les responsables militaires à vérifier les informations dont ils disposent afin d’établir les faits.
Des soupçons de complicité évoqués
Justin Bitakwira affirme par ailleurs que des soupçons de complicité circulent autour de l’évolution de la situation sécuritaire. Il estime que ces interrogations doivent être clarifiées par les autorités compétentes afin de restaurer la confiance de la population.
« Il y a des soupçons de complicité qui doivent être levés », a-t-il déclaré.
Aucune preuve n’a toutefois été rendue publique à ce stade pour étayer ces accusations.
Appel à une mobilisation accrue des FARDC
Face à cette situation, le député appelle à une alerte maximale au sein des FARDC afin de contenir la menace sécuritaire dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
« À l’allure où vont les choses, on a l’impression que ce n’est plus la RDC qui se bat contre le Rwanda. C’est comme si c’était une chefferie qui se battait maintenant contre le Rwanda. Il doit y avoir une alerte maximale au niveau de l’armée pour mettre hors d’état de nuire cet ennemi-là », a-t-il insisté.
Ces propos interviennent alors que plusieurs territoires de l’est de la RDC restent confrontés à une insécurité persistante impliquant différents groupes armés. Les autorités congolaises poursuivent leurs opérations militaires, tandis que les efforts diplomatiques régionaux se poursuivent en parallèle pour tenter de stabiliser la région.
LA REDACTION
