Le paysage du football congolais connaît un nouveau rebondissement. Bosco Mwehu Beya Kofela a officiellement annoncé le retrait de sa candidature à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA).
Dans une lettre adressée ce 6 mai 2026 à la Commission électorale, il évoque des « raisons de convenance personnelle », sans fournir davantage de précisions.
Ce désistement intervient dans un climat déjà tendu autour de l’élection à la tête de l’instance dirigeante du football en République démocratique du Congo. Depuis plusieurs semaines, la course à la présidence de la FECOFA est marquée par des rivalités internes, des soupçons d’ingérence et des divisions profondes au sein des acteurs du sport.
Avec le retrait de Bosco Mwehu, l’attention se focalise désormais sur Veron Mosengo-Omba, dont la candidature cristallise les débats. Pour ses soutiens, il incarne une opportunité de réforme et de repositionnement du football congolais sur la scène internationale. En revanche, ses détracteurs dénoncent une influence politique jugée excessive dans le processus électoral.
Ces critiques pointent notamment un supposé soutien du président Félix Tshisekedi, perçu par certains comme un signe d’intervention du pouvoir dans les affaires sportives. Une situation qui alimente les accusations d’un scrutin biaisé ou « verrouillé », au détriment des principes de transparence et d’indépendance.
Dans ce contexte, l’élection à la présidence de la FECOFA dépasse désormais le simple cadre sportif pour s’inscrire dans un débat plus large sur la gouvernance des institutions en RDC. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir du football congolais, alors que les observateurs appellent à un processus électoral crédible, inclusif et respectueux des règles établies.
LA REDACTION
