Selon RFI, Thomas Lubanga affirme avoir eu un échange téléphonique avec le président Félix Tshisekedi et déplore l’absence de réponses concrètes aux mémorandums transmis sur la situation sécuritaire en Ituri.
Thomas Lubanga évoque un appel attribué au président Tshisekedi
Selon des informations rapportées par RFI, Thomas Lubanga affirme avoir reçu, le 18 mai 2025, un appel téléphonique qu’il attribue au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. L’appel aurait été passé depuis le téléphone d’un conseiller identifié par Lubanga comme Max Nissan Amadé.
L’ancien chef de guerre précise que cette conversation n’était, selon lui, pas une conséquence directe du mémorandum remis quelques jours plus tôt au président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.
Une discussion centrée sur la gouvernance de l’Ituri
Toujours selon le récit de Thomas Lubanga, le chef de l’État lui aurait demandé les raisons de sa démarche. Il affirme avoir répondu en exprimant son mécontentement face à la gouvernance du pays, avec un accent particulier sur la situation sécuritaire en Ituri, où les opérations sous état de siège sont dirigées par le général Johnny Luboya.
Lubanga soutient que son interlocuteur lui aurait indiqué que le général Luboya n’était « pas inamovible » et qu’un changement de fond serait envisagé. Il affirme toutefois que cette promesse ne s’est jamais concrétisée.
Un émissaire présidentiel reçu en Ouganda
RFI rapporte également que le 28 mai 2025, Max Nissan Amadé, présenté par Thomas Lubanga comme un émissaire du président de la République, a été reçu en Ouganda par la Convention pour la Révolution Populaire (CRP).
Cette rencontre aurait porté sur les perspectives de pacification de l’Ituri. À cette occasion, un mémorandum décrivant ce que la CRP considère comme une situation chaotique en République démocratique du Congo, et plus particulièrement en Ituri, aurait été remis à l’émissaire.
Trois mémorandums sans suite, selon Lubanga
Thomas Lubanga affirme avoir attendu des réponses concrètes aux préoccupations formulées dans ces documents. Il déclare toutefois s’être retrouvé face à des conseillers qu’il estime insuffisamment informés des réalités du terrain.
Il évoque également un troisième mémorandum, qu’il dit avoir confié à des évêques venus le rencontrer en Ouganda, avec pour mission de le transmettre au président Félix Tshisekedi.
À ce stade, la présidence de la République n’a pas publiquement confirmé les échanges rapportés par Thomas Lubanga, tels que relayés par RFI.
