Les récentes déclarations d’un ancien acteur politique mettant en cause les sénateurs élus du Kasaï-Central continuent d’alimenter le débat sur la place et les responsabilités de la Chambre haute au sein des institutions de la République démocratique du Congo.
Dans une mise au point rendue publique, la cellule de communication du sénateur Cédric Ngindu Biduaya rejette catégoriquement les accusations selon lesquelles les sénateurs de la province auraient accédé à leurs fonctions à la suite d’actes de corruption. Elle estime que ces allégations, formulées sans éléments de preuve, portent atteinte à l’honneur des élus concernés ainsi qu’à la crédibilité des institutions républicaines.
Les collaborateurs du sénateur considèrent que cette polémique met en lumière une confusion persistante autour des missions dévolues à un sénateur. Ils rappellent que ce dernier n’a pas pour vocation de mener des actions humanitaires ou de distribuer des avantages individuels, mais d’exercer des fonctions constitutionnelles telles que l’élaboration des lois, le contrôle de l’action gouvernementale, la représentation de sa province et le plaidoyer en faveur de son développement auprès des instances compétentes.
S’agissant du bilan du sénateur Cédric Ngindu Biduaya, ses proches soulignent qu’il aurait été le premier sénateur du Kasaï-Central à effectuer une tournée dans les cinq territoires de la province afin de recueillir les préoccupations de la population, notamment en matière de sécurité et de développement. Ils mettent également en avant son plaidoyer pour l’extension des travaux de voirie urbaine à Kananga ainsi que sa participation à plusieurs rencontres internationales en qualité de représentant de la République démocratique du Congo.
Sur le plan parlementaire, la cellule de communication cite notamment une question écrite adressée au Directeur général du Bureau central de coordination (BCECO) concernant les projets d’infrastructures réalisés au Kasaï-Central entre 2019 et 2024, une question orale avec débat portant sur la gestion foncière ainsi qu’une proposition de loi relative à la lutte contre l’écocide.
Au-delà de la controverse, les proches du sénateur établissent une distinction entre la figure de l’homme politique et celle de l’homme d’État. Selon eux, là où l’homme politique privilégie souvent les enjeux électoraux immédiats, l’homme d’État inscrit son action dans une vision à long terme orientée vers l’intérêt général et le développement durable.
La cellule de communication de Cédric Ngindu Biduaya appelle ainsi à un débat public fondé sur les faits, le respect mutuel et la préservation de la crédibilité des institutions de la République, estimant que les accusations non étayées ne contribuent ni à l’élévation du débat démocratique ni à la recherche de solutions aux défis de la province.
Nestor ilo
