Ce vendredi, plusieurs jeunes présentés comme proches de la majorité au pouvoir ont organisé une manifestation au centre-ville de Kinshasa, devant le siège de la CENCO, dans la commune de la Gombe.

Les manifestants ont exprimé leur désaccord avec la position des évêques catholiques, qui ont récemment réaffirmé leur opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution actuelle. Dans leur message, les prélats estiment qu’il n’existe « ni nécessité, ni urgence, ni opportunité » d’engager une telle réforme dans le contexte actuel, marqué notamment par les défis sécuritaires et sociaux. Cette prise de position a été rendue publique à l’issue de leur assemblée plénière extraordinaire.
Devant le siège de la CENCO, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant ce qu’ils considèrent comme une ingérence de l’Église catholique dans le débat politique. Cette mobilisation intervient alors que le climat politique est déjà fortement polarisé entre les partisans du changement de la Constitution et ceux qui y sont opposés.

Depuis plusieurs semaines, la question de la révision constitutionnelle suscite de vives réactions au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses. L‘opposition accuse le pouvoir de vouloir ouvrir la voie à un nouveau cycle de mandats présidentiels, une accusation rejetée par les autorités. De son côté, la CENCO appelle à privilégier la paix, le dialogue et le respect de l’ordre constitutionnel afin de préserver la stabilité du pays.
Alors que les tensions continuent de s’intensifier à Kinshasa, de nombreux observateurs appellent les différentes parties à la retenue et au dialogue afin d’éviter toute escalade susceptible de fragiliser davantage le climat sociopolitique en RDC.
Nestor Fuluma
