L’Association pour la Réconciliation, la Justice, la Protection des Droits Humains et de la Démocratie (ARJPDH) accuse deux membres du gouvernement congolais, M. Julien Paluku Kahongya et M. Muhindo Nzangi, d’avoir contribué à l’armement des Wazalendo, des milices qui, selon l’organisation, auraient été mobilisées sans formation adéquate ni encadrement moral et disciplinaire.
La rédaction de Zionnews-tv.net a contacté l’ARJPDH afin d’obtenir davantage d’éclaircissements sur ces accusations et sur les éléments qui les fondent.
L’ARJPDH alerte sur les divisions au sein des Wazalendo
L’ARJPDH estime que cette situation a contribué à accentuer les tensions et les divisions au sein même des groupes Wazalendo.
L’organisation est également profondément préoccupée par la présence de mineurs parmi ces éléments, ainsi que par leur implication présumée dans les affrontements.
Pour l’ARJPDH, cette question constitue une préoccupation majeure au regard des principes de protection des enfants et des normes internationales relatives aux droits humains.
Des populations civiles prises entre plusieurs forces
À la suite de cette situation, selon l’ARJPDH, la population civile s’est retrouvée prise entre plusieurs forces, devenant à la fois un bouclier et une cible potentielle face aux rebelles.
Dans la précipitation des opérations et dans la volonté de progresser rapidement sur le terrain, les populations civiles auraient été exposées à des risques considérables.
L’organisation insiste ainsi sur la nécessité de placer la protection des civils au centre de toute réponse sécuritaire dans les zones affectées par les affrontements.
L’enrôlement présumé de mineurs au cœur des préoccupations
Pour l’ARJPDH, l’une des responsabilités les plus graves qui doivent être établies concerne l’enrôlement et l’utilisation présumés de mineurs dans les groupes armés.
L’organisation considère qu’aucun objectif militaire ou politique ne peut justifier l’implication d’enfants dans les conflits armés.
Elle appelle ainsi les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités, à mettre immédiatement fin à toute forme de recrutement ou d’utilisation de mineurs dans les groupes armés et à mettre en place des mécanismes sérieux d’identification, de protection et de réinsertion des enfants concernés.
Une enquête indépendante réclamée
L’ARJPDH demande enfin qu’une enquête indépendante, transparente et impartiale soit menée afin d’établir les responsabilités de chacun.
Cette enquête devrait notamment porter sur l’armement, l’encadrement des groupes Wazalendo et l’enrôlement présumé de mineurs, afin que les responsables répondent de leurs actes conformément à la loi et aux normes internationales relatives aux droits humains et à la protection de l’enfant.
Les accusations formulées par l’ARJPDH à l’encontre de Julien Paluku Kahongya et Muhindo Nzangi constituent des allégations qui nécessitent des vérifications et des éléments contradictoires. Zionnews-tv.net poursuivra ses démarches auprès des différentes parties afin de permettre à chacun de présenter sa version des faits.
LA REDACTION