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RDC : l’ARJPDH demande le départ de Jean-Pierre Bemba après une série d’accidents dans le secteur des transports

by Zionnews
L’ARJPDH, membre de la Coalition pour la CPI, demande le départ de Jean-Pierre Bemba, dénonçant les accidents, naufrages et incidents dans le secteur des transports en RDC et réclamant des enquêtes transparentes.

L’Action pour la Réforme de la Justice et la Promotion des Droits de l’Homme (ARJPDH), membre de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CPI), demande le départ du vice-Premier ministre et ministre des Transports et Voies de communication, Jean-Pierre Bemba, qu’elle tient politiquement responsable, selon elle, de la situation préoccupante du secteur des transports en République démocratique du Congo (RDC).

Dans sa prise de position, l’organisation de défense des droits humains évoque une succession d’accidents de circulation, de naufrages et d’incidents impliquant des avions, des trains et d’autres moyens de transport. Pour l’ARJPDH, ces événements soulèvent des interrogations sur le respect des normes de sécurité et la protection du droit à la vie des usagers.

Des accidents et naufrages qui inquiètent l’ARJPDH

L’ARJPDH estime que les problèmes de sécurité dans les transports congolais ne peuvent plus être considérés comme des incidents isolés. L’organisation évoque notamment plusieurs naufrages, des accidents routiers enregistrés dans différentes villes ainsi que des incidents dans le secteur ferroviaire et aérien.

Elle met également en cause l’état et l’ancienneté d’une partie des moyens de transport utilisés dans le pays et appelle les autorités compétentes à renforcer les contrôles techniques et le respect des normes de sécurité.

Concernant le secteur aérien, l’ARJPDH s’interroge particulièrement sur les différents accidents d’avion enregistrés récemment en RDC et sur le suivi des enquêtes destinées à déterminer leurs causes.

L’affaire de Kenge relance la question des enquêtes aériennes

Après le grave accident aérien survenu à Kenge, l’ARJPDH demande notamment que les responsables de l’Aviation civile et de la Régie des voies aériennes (RVA) fournissent des explications ainsi qu’un rapport complet sur les circonstances de l’accident.

L’organisation pose également une question : pourquoi exiger des explications et un rapport détaillé après certains accidents alors que, selon elle, les mêmes exigences de transparence ne semblent pas toujours avoir été suffisamment visibles lors d’autres accidents aériens précédents ?

Dans ce contexte, l’ARJPDH cite notamment les accidents qu’elle associe à Walikale et Wamaza, et réclame davantage de transparence sur les enquêtes et leurs conclusions.

L’ARJPDH évoque également l’incident de l’aéroport de N’Djili

L’organisation rappelle par ailleurs un autre incident qui avait suscité des inquiétudes à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa : une interruption de l’alimentation électrique survenue peu avant l’atterrissage d’un avion transportant le président Félix Tshisekedi, accompagné de plusieurs membres du gouvernement et autres autorités.

Pour l’ARJPDH, cet incident soulève lui aussi la question de la fiabilité des infrastructures aéroportuaires et de la nécessité de garantir des conditions de sécurité optimales pour tous les passagers, quelles que soient leurs fonctions.

L’ARJPDH demande des comptes au ministère des Transports

À travers sa position, l’ARJPDH estime que les autorités doivent fournir des réponses sur la gestion du secteur des transports et sur les mesures prises pour prévenir la répétition des accidents.

L’organisation demande ainsi que les responsabilités soient clairement établies à chaque fois qu’un accident grave survient, que les enquêtes soient menées de manière transparente et que leurs conclusions soient rendues publiques dans la mesure permise par la loi.

Elle considère également que la sécurité des transports relève directement de la protection des droits humains, notamment du droit à la vie et à l’intégrité physique.

« Le respect des droits humains doit aussi passer par la sécurité des transports »

Pour l’ARJPDH, la problématique dépasse donc la seule question administrative du fonctionnement du ministère des Transports.

L’organisation estime que la sécurité des passagers, des conducteurs, des travailleurs des transports et des populations constitue une question de droits humains. Elle appelle par conséquent le gouvernement congolais à renforcer les mécanismes de contrôle, la maintenance des infrastructures et des équipements, ainsi que les procédures d’enquête après les accidents.

La demande de départ de Jean-Pierre Bemba constitue ainsi, selon l’ARJPDH, une interpellation politique destinée à obtenir une réponse sur la gestion du secteur des transports en RDC.

Une exigence de transparence

Au-delà de la question du ministre, l’ARJPDH réclame surtout davantage de transparence, de responsabilité et de prévention dans le secteur des transports.

L’organisation estime que chaque accident grave devrait faire l’objet d’une enquête indépendante et documentée permettant d’identifier les causes, les éventuelles défaillances et les mesures correctives à prendre afin d’éviter de nouveaux drames.

ARJPDH

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