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RDC : Dushime Rita Daniella menacée après un rapport sur Lubero

by Zionnews
Nord-Kivu : Dushime Rita Daniella affirme avoir reçu des menaces après un rapport sur les violations présumées des droits humains à Lubero.
Après avoir publié un rapport dénonçant plusieurs allégations de violations des droits humains dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, Dushime Rita Daniella aurait été confrontée à plusieurs menaces présumées qu’elle attribue aux personnes mises en cause dans son document.
Une situation préoccupante qui relance la question de la protection des défenseurs des droits humains et des personnes engagées dans la documentation des violations en République démocratique du Congo.

Dans un rapport portant sur des faits rapportés le 20 janvier 2025 dans le territoire de Lubero, Dushime Rita Daniella évoque notamment une distribution présumée d’armes à des groupes dits « Wazalendo », l’enrôlement présumé d’enfants ainsi que des actes et discours susceptibles de favoriser la haine tribale.

Selon les informations consignées dans ce document, ces faits nécessiteraient une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes, d’identifier les éventuelles responsabilités et de déterminer si des violations du droit international humanitaire et des droits humains ont été commises.

Muhindo Nzangi et Julien Paluku cités dans le rapport

Dans son document, la rapporteuse cite notamment Muhindo Nzangi Butondo et Julien Paluku Kahongya parmi les personnalités dont le rôle éventuel devrait être examiné par les mécanismes compétents.

Toutefois, le rapport précise que les informations disponibles ne permettent pas, à ce stade, d’établir leur implication individuelle dans les faits dénoncés. Leur citation ne constitue donc pas une preuve de responsabilité pénale.

La rapporteuse recommande notamment la collecte de témoignages directs, de documents et d’éléments matériels susceptibles de confirmer ou de contredire les allégations formulées.

Des menaces présumées après la publication du rapport

L’un des éléments particulièrement préoccupants concerne la situation personnelle de Dushime Rita Daniella après la publication de son rapport.

D’après les informations communiquées, elle aurait reçu plusieurs menaces présumées qu’elle attribue aux personnes mises en cause dans son document.

Si ces menaces sont confirmées, elles pourraient constituer une atteinte à la liberté d’expression et au travail de documentation des défenseurs des droits humains. Elles soulèveraient également des inquiétudes quant à la sécurité des personnes qui dénoncent les violations présumées dans les zones affectées par les conflits armés.

Il apparaît donc nécessaire que les autorités compétentes accordent une attention particulière à sa sécurité et que toute menace signalée fasse l’objet d’une vérification sérieuse et impartiale.

Un appel à la protection des défenseurs des droits humains

Dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile au Nord-Kivu, la documentation des violations des droits humains demeure essentielle pour lutter contre l’impunité et préserver les droits des populations civiles.

Les organisations nationales et internationales de défense des droits humains sont ainsi appelées à suivre cette situation, à examiner les éléments disponibles et à veiller à la protection de Dushime Rita Daniella ainsi que de toute personne susceptible d’être exposée à des représailles en raison de son travail.

La protection des témoins, des victimes et des défenseurs des droits humains doit rester une priorité. Aucune personne ne devrait être intimidée ou menacée pour avoir documenté des faits présumés et sollicité l’ouverture d’une enquête.

Conclusion

L’affaire du rapport sur les allégations de violations des droits humains dans le territoire de Lubero mérite une attention particulière. Au-delà des accusations concernant la distribution présumée d’armes, l’enrôlement d’enfants et l’incitation à la haine tribale, la question des menaces présumées contre Dushime Rita Daniella appelle également des éclaircissements.

La justice et les mécanismes de protection des droits humains sont attendus pour établir la vérité, garantir la sécurité de la rapporteuse et faire en sorte que toute responsabilité éventuelle soit déterminée sur la base de preuves, dans le respect de la présomption d’innocence.

LA REDACTION

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