La distribution de l’aide humanitaire en faveur des populations déplacées de Njiapanda, dans le territoire de Lubero au Nord-kivu, a commencé le dimanche 1er mars 2026 et s’est poursuivie jusqu’au vendredi 6 mars.
Cette opération vise à soutenir les victimes des attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), dont les violences continuent de provoquer des déplacements massifs dans la région.
Selon des sources locales, plus de 28 000 personnes vulnérables, identifiées lors d’opérations de ciblage menées il y a environ deux semaines, ont bénéficié de cette aide humanitaire. Les vivres distribués comprennent principalement des haricots, de la farine de maïs, du sel et de l’huile végétale.
La distribution a eu lieu sur le site de Simatundu, dans l’agglomération de Njiapanda, en zone de santé de Biena. Sur place, les bénéficiaires ont exprimé leur soulagement face à cette assistance, indispensable dans un contexte de grande précarité, marqué par la difficulté d’accès à la nourriture et aux besoins de base.
L’opération est organisée par le Programme alimentaire mondial (PAM), avec l’appui logistique de l’ONG APETAMACO, qui a facilité la mise en œuvre sur le terrain. Les autorités locales ont indiqué que cette distribution intervient après la remise des jetons aux bénéficiaires, organisée la semaine dernière à l’issue du processus d’identification.
Les déplacés appellent à la pérennisation de ce soutien humanitaire afin d’améliorer durablement leurs conditions de vie, fortement dégradées par l’insécurité persistante dans le territoire de Lubero.
Cette distribution fait suite à une opération similaire réalisée la semaine précédente pour les déplacés de Manguredjipa, chef-lieu du secteur des Bapere, également dans le territoire de Lubero.
Selon la société civile, la région de Manguredjipa est touchée par les massacres des ADF depuis juin 2024. Environ 50 000 habitants vivent sans assistance, la majorité étant des agriculteurs incapables d’accéder à leurs champs à cause de l’insécurité. De nombreuses familles restent encore dans des zones urbaines sans soutien humanitaire.
Grâce Maua
