Le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a procédé ce vendredi 20 mars 2026 à la libération de 17 détenus de la prison urbaine de Kakwangura. Cette mesure s’inscrit dans une initiative visant à réduire la surpopulation carcérale.
Lors de cette cérémonie, l’autorité urbaine a exhorté les bénéficiaires à adopter une conduite exemplaire après leur remise en liberté. Il a insisté sur le fait que la prison ne constitue pas un cadre de vie souhaitable, mettant en garde contre toute récidive. « La prison n’est pas un endroit idéal. Si certains pensent y trouver de bonnes conditions, ils risquent d’y retourner en cas de nouveaux actes répréhensibles », a-t-il averti, tout en invitant les anciens détenus à saisir cette opportunité pour se réinsérer dans la société.
Le maire a également précisé que les militaires concernés par cette mesure regagneront leurs unités respectives. Il leur a toutefois rappelé qu’ils s’exposent à de nouvelles poursuites en cas de récidive.
De son côté, l’auditeur militaire de garnison de Butembo, le capitaine-magistrat Hubert Kabandano, a expliqué que cette libération découle d’un arrêté du ministre de la Défense et des Anciens combattants, applicable à plusieurs établissements pénitentiaires du pays. À Butembo, 17 détenus, dont deux femmes et quatre militaires, sont concernés. Il a précisé que certains détenus avaient déjà purgé leur peine, tandis que d’autres ont bénéficié d’une libération conditionnelle. Les infractions reprochées incluent notamment la dissipation de munitions pour les militaires et des vols qualifiés pour les civils.
Présent à cette activité, Me Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), a salué cette initiative tout en estimant que le nombre de bénéficiaires reste insuffisant au regard de la surpopulation carcérale. Il a plaidé pour l’élargissement de cette mesure afin de mieux désengorger la prison.
Actuellement, la prison urbaine de Kakwangura héberge 1 363 détenus, dont 28 femmes, pour une capacité d’accueil estimée à seulement 250 places, illustrant l’ampleur du défi lié à la surpopulation dans cet établissement pénitentiaire.
Maua GRACE
