Lors d’une intervention remarquée devant les médias, Delly Sesanga a exprimé une position claire et déterminée sur toute initiative visant à modifier la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon lui, toute tentative de changement constitutionnel donne le droit à chaque Congolais, sur l’ensemble du territoire national, de recourir à l’article 64 de la Constitution, un dispositif légal consacré à la défense de l’ordre constitutionnel.
« Défendre la République par tous les moyens »
Dans un ton particulièrement ferme, l’acteur politique a déclaré :
« Ceux qui s’y adonnent sortent de notre pacte républicain et prennent le maquis contre la République. Ils doivent être traités et combattus comme tel par tout moyen ! »
Cette déclaration souligne la gravité avec laquelle Delly Sesanga perçoit toute remise en cause de la loi fondamentale du pays.
Le rappel de l’histoire de la résistance congolaise
Poursuivant son intervention, il a insisté sur la capacité historique du peuple congolais à défendre ses droits et sa liberté :
« Le peuple congolais a déjà combattu pour sa liberté. Il a déjà résisté. Il a déjà refusé l’arbitraire. Et il saura, encore une fois, se lever pour défendre la République. »
Ce message s’inscrit dans un contexte politique sensible en République démocratique du Congo, où les débats autour des institutions et de la Constitution suscitent régulièrement des tensions.
Un débat constitutionnel au cœur de l’actualité en RDC
La question de la révision ou du changement de la Constitution reste un sujet majeur dans le paysage politique congolais. Les propos de Delly Sesanga relancent ainsi le débat sur la légitimité, les limites et les conséquences d’une telle initiative.
Alors que certains acteurs évoquent des réformes institutionnelles, d’autres, à l’image de Sesanga, appellent à la vigilance et à la mobilisation citoyenne pour préserver l’ordre constitutionnel existant.
JOSHMISHUMBI
