Des associations de défense des droits de l’homme vivant en Ouganda ont adressé une alerte sécuritaire au Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans leur déclaration, ces structures de la diaspora congolaise dénoncent ce qu’elles qualifient de « manœuvres d’infiltration » au sein d’une délégation de prétendus leaders congolais vivant à Kampala.
Selon ces associations, plusieurs membres de cette délégation entretiendraient des liens présumés avec la rébellion AFC/M23, active dans l’Est de la RDC. Les signataires affirment que des figures patriotiques et engagées dans la défense de la souveraineté nationale auraient volontairement été écartées du processus.
Des accusations visant certains diplomates congolais
Dans leur correspondance, les associations dénoncent également une supposée complicité de certains diplomates congolais en poste en Ouganda. Ces derniers seraient accusés de collaborer avec des individus soupçonnés d’être proches des mouvements rebelles opérant contre la RDC.
Les auteurs de cette alerte évoquent notamment l’existence d’un réseau facilitant l’infiltration de membres liés à l’AFC/M23 au sein de la communauté congolaise en Ouganda. Ils affirment que certains réfugiés bénéficiant déjà du statut du HCR seraient utilisés pour renforcer discrètement ces réseaux, ce qui constituerait, selon eux, une violation des normes internationales.
Des responsables communautaires pointés du doigt
Les associations de défense des droits humains citent plusieurs catégories de responsables qu’elles soupçonnent d’entretenir des connexions avec des mouvements insurrectionnels :
Certains responsables de la communauté des Églises de Réveil ;
Le vice-président du comité provisoire de la diaspora congolaise en Ouganda ;
Plusieurs proches collaborateurs de ce dernier, accusés de maintenir des liens avec d’anciens cadres ayant rejoint le M23 à Goma.
Les signataires affirment également qu’un proche collaborateur de Corneille Nangaa aurait été aperçu à l’ambassade de la RDC en Ouganda. Malgré un signalement effectué par un patriote congolais, aucune enquête officielle n’aurait été ouverte pour clarifier les raisons de cette présence.
Des incidents sécuritaires signalés en Ouganda
Selon ces organisations,le directeur de cabinet de Corneille Nangaa aurait été vu à l’ambassade par un patriote congolais. Ce dernier a eu le courage de signaler sa présence, mais rien n’a été fait pour élucider le but de sa visite. Les auteurs de l’alerte indiquent qu’un diplomate qui a pu bloquer la délivrance de certains passeports destinés à des individus liés à l’AFC/M23.
Après cette tentative, ce diplomate aurait été menacé et filmé dans son bureau par un individu lui intimant de « faire attention » car il est « accessible ». Les associations dénoncent un climat d’intimidation visant les Congolais qui continuent de défendre l’intégrité territoriale de la RDC.
Appel au Président Félix Tshisekedi
Dans leur message, les associations de défense des droits de l’homme en Ouganda demandent au Président Félix Tshisekedi de faire preuve de vigilance face à ce qu’elles considèrent comme une tentative d’infiltration des institutions et de la diaspora congolaise.
Elles sollicitent également une rencontre officielle avec le Chef de l’État afin de lui transmettre davantage d’informations sur les réseaux présumés actifs en Ouganda.
« Nous n’avons qu’une seule Nation et un seul Président, que nous devons chérir et protéger », concluent les signataires de cette alerte sécuritaire.
Des associations de défense des droits humains en Ouganda
Kampala, le 8 mai 2026
