Une nouvelle tragédie sécuritaire a frappé la localité de Biakato, chef-lieu de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.a
Au moins 15 civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux présumés rebelles ougandais des ADF, survenue dans l’avant-midi du jeudi 7 mai 2026.
Selon plusieurs sources locales, les assaillants ont ciblé le bloc Laliya aux environs de 11 heures. D’après Rams Malikidogo, défenseur des droits humains dans la région, les rebelles auraient profité de la forte pluie qui s’abattait sur la zone pour mener cette incursion sanglante sans grande résistance.
Le bilan provisoire communiqué par les acteurs de la société civile fait état de 15 personnes tuées, dont plusieurs civils surpris dans leurs activités quotidiennes. Deux autres personnes ont été blessées par balles et suivent actuellement des soins dans des structures sanitaires locales. Plusieurs habitants demeurent introuvables, alimentant les craintes d’un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
Outre les pertes humaines, d’importants dégâts matériels ont également été enregistrés. Une maison et une boutique ont été incendiées par les assaillants, tandis qu’une moto a été réduite en cendres. Des chèvres ainsi que plusieurs biens de valeur et de l’argent auraient été emportés par les assaillants avant leur retrait.
Cette attaque a provoqué un mouvement massif de déplacement des populations civiles vers des zones considérées comme plus sécurisées. Des familles entières ont fui leurs habitations dans la peur d’une nouvelle attaque, certaines passant la nuit à la belle étoile ou dans des villages voisins.
Les corps des victimes ont été déposés à la morgue du centre de santé de référence de Biakato, où plusieurs familles se sont rassemblées dans la douleur pour identifier leurs proches. L’inhumation des victimes est prévue ce vendredi 8 mai 2026, sauf changement de dernière minute.
Rams Malikidogo a vivement critiqué l’absence d’intervention rapide des forces de sécurité malgré les alertes qui auraient été transmises avant l’attaque. Selon lui, les assaillants ont opéré sans être inquiétés, renforçant le sentiment d’abandon ressenti par la population locale face à la recrudescence des violences armées dans la région.
Malgré cette situation alarmante, les forces armées congolaises assurent être en état d’alerte maximale afin de poursuivre les opérations de sécurisation et de traque des assaillants dans cette partie du territoire de Mambasa.
Maua GRACE
