Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réaffirmé ce jeudi la position de Kinshasa concernant les éventuels projets de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins hydrographiques. Le chef de l’État congolais conditionne tout engagement à la consultation du peuple par référendum et à des garanties scientifiques rigoureuses.
Félix Tshisekedi pose des conditions au transfert des eaux du fleuve Congo
S’exprimant à l’ouverture de la 4ᵉ Biennale de Luanda, en Angola, le président Félix Tshisekedi a rappelé qu’aucun engagement relatif au transfert des eaux du fleuve Congo ne saurait être envisagé sans le strict respect de la Constitution et des lois de la République démocratique du Congo.
Pour Kinshasa, cette question stratégique ne peut être traitée sans tenir compte de la souveraineté nationale, des intérêts de la population congolaise et de la préservation des équilibres écologiques.
Le chef de l’État a ainsi mis en avant deux exigences fondamentales : la consultation du peuple congolais par référendum et l’obtention de garanties scientifiques rigoureuses permettant d’évaluer les conséquences potentielles de tout projet de transfert d’eau.
La souveraineté congolaise au cœur des discussions
Organisée par l’Angola, l’Union africaine et l’UNESCO, la Biennale de Luanda est un forum panafricain consacré à la promotion de la culture de la paix. Cette quatrième édition met notamment l’accent sur la gouvernance de l’eau comme instrument de prévention et de résolution des conflits.
Devant les dirigeants et représentants réunis à Luanda, Félix Tshisekedi a inscrit la position congolaise dans une logique de solidarité africaine entre États souverains.
Pour le président congolais, la coopération entre les pays du continent doit reposer sur la confiance, le respect mutuel et la transparence. Cette approche implique que les projets susceptibles d’affecter une ressource naturelle stratégique soient examinés avec rigueur et dans le respect des intérêts de chaque État.
Le fleuve Congo, une ressource stratégique pour la RDC
Le fleuve Congo constitue une ressource naturelle majeure pour la République démocratique du Congo et pour plusieurs pays du bassin du Congo. Son importance écologique, économique et hydrologique place sa gestion au centre des enjeux de coopération régionale et de développement durable.
Tout projet visant à transférer ses eaux vers d’autres bassins soulève donc des questions relatives aux conséquences environnementales, aux besoins des populations, à la disponibilité des ressources hydriques et aux mécanismes de décision.
En exigeant un référendum et des garanties scientifiques, Félix Tshisekedi affirme que toute décision de cette nature devra respecter les procédures nationales et faire l’objet d’une évaluation rigoureuse.
La position de Kinshasa est claire : aucun transfert des eaux du fleuve Congo ne peut être engagé sans le respect de la Constitution, la consultation du peuple congolais et la protection des intérêts écologiques et stratégiques du pays.
Josue Mishumbi