La Société civile du Congo (SOCICO), coordination urbaine de Butembo, tire la sonnette d’alarme après la manipulation, dimanche 9 août, du corps d’une personne décédée et testée positive à la maladie à virus Ebola, dans la cellule Mizebere, en commune Bulengera.
Selon cette structure citoyenne, le corps aurait été manipulé par certains habitants sans mesures de protection ni encadrement des équipes de la riposte, une situation jugée particulièrement dangereuse dans le contexte actuel de l’épidémie.
La SOCICO dénonce un comportement susceptible d’exposer directement les familles et l’ensemble de la communauté à une contamination. Elle estime que la méfiance envers les équipes sanitaires et les résistances aux mesures de riposte risquent de retarder les interventions et de favoriser la propagation du virus.
La structure craint ainsi une flambée de nouveaux cas d’Ebola à Bulengera et dans les zones environnantes, avec un risque accru de décès communautaires.
Face à cette alerte, la SOCICO appelle les autorités, les organisations humanitaires et les partenaires sanitaires à renforcer d’urgence la sensibilisation, quartier par quartier, avec l’implication des leaders communautaires. Elle exhorte également la population à ne pas manipuler les corps des personnes décédées dans un contexte suspect sans l’intervention des équipes habilitées.
Pour la société civile, seule une collaboration étroite entre la population, les autorités et les acteurs de la riposte peut permettre de briser la chaîne de transmission. « La maladie à virus Ebola tue. Seule la vigilance collective peut nous protéger », rappelle la SOCICO.
JOSHMISHUMBI
