Dans la ville de Goma, sous administration de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), une nouvelle mesure impose désormais aux propriétaires de maisons de payer 20 dollars américains pour obtenir un nouveau numéro d’identification parcellaire. Une décision qui provoque de nombreuses réactions au sein de la population locale.
Une obligation qui fait débat
Selon plusieurs témoignages, chaque propriétaire est désormais contraint de s’acquitter de cette somme afin de recevoir un nouveau numéro attribué à sa parcelle. Pourtant, de nombreuses concessions de la ville disposent déjà de numéros d’identification visibles et reconnus dans les registres administratifs existants.
Cette situation soulève des interrogations quant à la nécessité réelle de cette opération, alors que les parcelles sont déjà répertoriées et identifiées depuis plusieurs années.
Une population déjà sous pression économique
Dans un contexte marqué par l’insécurité, le déplacement des populations et la détérioration des conditions économiques, cette nouvelle exigence financière est perçue par de nombreux habitants comme une charge supplémentaire difficile à supporter.
Pour plusieurs observateurs, cette mesure ne semble pas répondre à un besoin urgent de modernisation de l’administration foncière ou urbaine. Ils estiment qu’elle risque plutôt d’accentuer les difficultés des ménages déjà confrontés à une baisse du pouvoir d’achat.
Des questions sur l’utilisation des fonds
L’annonce de cette opération suscite également des interrogations sur la destination des recettes collectées et sur les bases légales de cette nouvelle identification parcellaire.
Des acteurs de la société civile appellent à davantage de transparence concernant les objectifs poursuivis, les critères d’application ainsi que les bénéfices concrets que cette mesure pourrait apporter à la gestion urbaine de Goma.
Une mesure controversée
Alors que les habitants cherchent à faire face aux multiples défis sécuritaires et économiques qui frappent la région du Nord-Kivu, cette obligation de payer 20 dollars pour un nouveau numéro parcellaire est largement critiquée. Beaucoup y voient une mesure davantage orientée vers la collecte de fonds que vers l’amélioration des services administratifs.
Le débat reste ouvert sur l’opportunité de cette décision et sur son impact réel pour les propriétaires de maisons dans une ville déjà éprouvée par plusieurs années de crise.
LA REDACTION
