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RDC : Moïse Katumbi s’oppose à toute révision de la Constitution et dénonce les attaques contre l’Église catholique

by Zionnews
*L’opposant politique congolais Moïse Katumbi est monté au créneau pour dénoncer les critiques visant l’Église catholique ainsi que les initiatives portant sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo.*

L’opposant politique congolais Moïse Katumbi est monté au créneau pour dénoncer les critiques visant l’Église catholique ainsi que les initiatives portant sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo.

Dans une série de déclarations fermes, l’ancien gouverneur du Katanga a mis en garde contre toute tentative qu’il considère comme une remise en cause des fondements démocratiques du pays.

« Toucher à l’Église, c’est toucher au peuple »

Moïse Katumbi a condamné ce qu’il qualifie de campagne de dénigrement contre l’Église catholique, rappelant son rôle historique dans les grandes étapes de la démocratie congolaise.

« Toucher à l’Église, c’est toucher au peuple. Toucher à la Constitution, c’est déclarer la guerre à la République. Le peuple congolais n’est pas dupe », a-t-il déclaré.

Selon le président du parti Ensemble pour la République, l’Église catholique demeure une institution de référence pour de nombreux Congolais et a joué un rôle déterminant dans l’avènement de l’alternance politique en RDC.

Le rôle de l’Église dans l’alternance politique

Katumbi estime que ceux qui critiquent aujourd’hui l’Église oublient le rôle majeur qu’elle a joué dans les moments décisifs de l’histoire récente du pays.

« Qu’on se le rappelle : cette même Église que le pouvoir vilipende aujourd’hui est celle qui s’est tenue debout pour arracher l’alternance pacifique. Une alternance dont profitent aujourd’hui ceux-là mêmes qui l’insultent. Quelle ingratitude ! Quelle amnésie politique », a-t-il affirmé.

Ces propos interviennent dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre certains responsables politiques et des représentants de l’Église catholique sur plusieurs questions d’intérêt national.

Une opposition catégorique à la révision de la Constitution

Concernant la Constitution, Moïse Katumbi a réitéré son refus de toute initiative visant à la modifier dans le but, selon lui, de prolonger le maintien au pouvoir des dirigeants actuels.

« Je le dis avec la plus grande fermeté : nous ne laisserons pas une poignée d’individus prendre en otage tout un peuple pour tripatouiller la Constitution. Cette Constitution n’est pas un brouillon. Elle est le fruit du sang, des larmes et du consensus. Elle a sauvé ce pays du chaos », a-t-il déclaré.

Pour l’opposant, la Loi fondamentale représente un acquis démocratique qu’il convient de préserver afin de garantir la stabilité institutionnelle du pays.

« Une trahison » selon Katumbi

L’ancien candidat à la présidentielle considère que toute tentative de modification constitutionnelle motivée par des intérêts politiques constituerait une menace pour la démocratie congolaise.

« Voir avec quelle légèreté ce régime veut dynamiter notre dernier symbole de stabilité, uniquement pour s’accrocher indéfiniment au pouvoir malgré un bilan catastrophique, est une trahison. C’est inacceptable, intolérable, et nous y ferons barrage », a-t-il soutenu.

Dénonciation de la « diabolisation » de l’Église catholique

Moïse Katumbi a également dénoncé ce qu’il qualifie de campagne de stigmatisation contre l’Église catholique et contre toute voix critique à l’égard du pouvoir.

« Il est absolument inadmissible d’assister à ce déferlement de critiques, à cette méchanceté organisée et à cette campagne de diabolisation contre l’Église catholique. Cette Église est notre repère moral, notre boussole dans la tempête, la conscience de la Nation », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs critiqué les accusations récurrentes portées contre les personnalités qui expriment des opinions divergentes.

« Avec ce régime, la méthode est désormais connue : dès que vous osez exprimer un avis contraire, vous êtes immédiatement taxé de complicité avec l’agresseur, traité d’antipatriote. C’est lâche et dangereux », a-t-il conclu.

Un débat qui continue de diviser

Les déclarations de Moïse Katumbi interviennent alors que le débat sur l’avenir des institutions, la gouvernance et le rôle des confessions religieuses continue d’alimenter les discussions sur la scène politique congolaise.

La question d’une éventuelle révision constitutionnelle demeure l’un des sujets les plus sensibles du paysage politique de la RDC, opposant partisans et adversaires de toute modification de la Loi fondamentale.

LA REDACTION

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