L’insécurité continue de frapper la province du Nord-Kivu. Deux prêtres catholiques, les abbés Joachim Kawaya et Gédéon Bahati, ainsi qu’un couple de jeunes mariés, ont été victimes d’un enlèvement le 30 mai dans le secteur de Mabenga, à proximité du parc national des Virunga, dans le territoire de Rutshuru.
Une embuscade sur l’axe Kanyabayonga-Rutshuru
Selon des sources ecclésiastiques, les deux religieux avaient quitté Kanyabayonga dans la matinée lorsqu’ils ont été interceptés par des hommes armés dans une zone réputée instable. Les assaillants auraient également pris en otage un couple de jeunes mariés appartenant à la famille de l’abbé Joachim Kawaya.
Les circonstances exactes de l’attaque restent encore à éclaircir, mais cet enlèvement s’inscrit dans un contexte d’insécurité persistante dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru.
L’abbé Joachim Kawaya retrouvé après des violences
D’après les premières informations disponibles, l’abbé Joachim Kawaya aurait subi des violences physiques durant sa captivité. Affaibli et incapable de poursuivre la marche forcée imposée par les ravisseurs, il aurait été abandonné dans la forêt.
Les mêmes sources indiquent que le prêtre a réussi à rejoindre la cité de Rutshuru, où il a été pris en charge après son évasion.
Son état de santé exact n’a pas encore été officiellement communiqué.
Le sort de trois otages toujours inconnu
Au moment de la rédaction de cet article, aucune information fiable ne permettait de confirmer la situation de l’abbé Gédéon Bahati ni celle du couple de jeunes mariés enlevé avec lui.
Les familles des victimes, les autorités locales et les responsables religieux restent dans l’attente d’informations sur leur localisation et leur éventuelle libération.
Une insécurité persistante dans le Nord-Kivu
Le territoire de Rutshuru et les zones proches du parc national des Virunga sont régulièrement touchés par des actes de violence, des enlèvements et des attaques attribués à différents groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo.
Les organisations de la société civile et les responsables religieux continuent d’appeler les autorités à renforcer les mesures de sécurité afin de protéger les populations civiles et les voyageurs empruntant les principaux axes routiers de la région.
Cette nouvelle prise d’otages relance les inquiétudes sur la sécurité dans le Nord-Kivu, où les habitants demeurent confrontés à une situation humanitaire et sécuritaire particulièrement préoccupante.
LA REDACTION
