En RDC, le président Félix Tshisekedi dénonce les discours discriminatoires contre les Banyamulenge et les Tutsis congolais, et appelle à l’unité nationale face aux manipulations régionales.
Félix Tshisekedi face aux discours de haine en RDC
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a pris une position ferme contre toute forme de discrimination ethnique, visant particulièrement les Banyamulenge et les Tutsis congolais. Dans un discours à forte portée politique et symbolique, le chef de l’État a rappelé que ces communautés sont des citoyens congolais à part entière, au même titre que tous les autres peuples de la RDC.
« Les Banyamulenge et, plus largement, tous les Tutsis congolais sont nos compatriotes », a-t-il déclaré.
Les Banyamulenge et Tutsis congolais reconnus comme citoyens à part entière
Félix Tshisekedi a souligné que de nombreux Congolais issus de ces communautés ont servi la nation sous le drapeau national, certains allant jusqu’à sacrifier leur vie pour la République. Pour lui, les discours stigmatisants et discriminatoires constituent une grave injustice et représentent un danger réel pour la cohésion nationale.
Le président a insisté sur le fait que la nationalité congolaise ne se négocie pas et qu’aucune communauté ne doit être marginalisée sur la base de son origine ethnique.
Mise en garde contre les manipulations régionales
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a également dénoncé ce qu’il considère comme des manipulations politiques et militaires régionales, accusant le régime rwandais d’exploiter les tensions communautaires en RDC. Selon lui, Kigali instrumentaliserait certaines violences ciblées afin de construire un narratif trompeur autour d’une prétendue persécution des Tutsis, dans le but de justifier des ingérences militaires sur le sol congolais.
« Ce genre de discours fait le lit d’un régime criminel », a averti le chef de l’État.
Un appel à la vigilance et à la responsabilité nationale
Le président de la RDC a appelé les Congolais à faire preuve de vigilance face aux discours de division, estimant que la haine ethnique affaiblit le pays et sert des intérêts étrangers. Il a également accusé le Rwanda de mobiliser différentes communautés à des fins politiques et militaires, allant jusqu’à orchestrer des violences pour servir ses objectifs stratégiques.
Aucune discrimination tant qu’il est au pouvoir
Dans une déclaration sans équivoque, Félix Tshisekedi a réaffirmé son engagement :
« Tant que je serai président, aucun citoyen, aucune communauté ethnique ou tribale de ce pays ne sera discriminée. »
Ce message s’inscrit dans la ligne directrice de son mandat, axée sur l’égalité, la justice et l’unité nationale.
« Bomoko » : l’unité comme pilier de la souveraineté congolaise
En conclusion, le chef de l’État a martelé un mot devenu central dans son discours politique : « Bomoko » (Unité). Pour Félix Tshisekedi, la cohésion nationale reste la seule voie capable de préserver la souveraineté, la stabilité et l’avenir de la République démocratique du Congo.
Joshmishumbi
