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RDC : la journée « ville morte » de l’opposition connaît une adhésion partielle à Kinshasa

Une mobilisation au succès mitigé dans la capitale congolaise

by Zionnews
L’appel à une journée « ville morte » lancé ce mercredi par l’opposition congolaise pour protester contre le projet de révision constitutionnelle a connu une adhésion partielle à Kinshasa.

L’appel à une journée « ville morte » lancé ce mercredi par l’opposition congolaise pour protester contre le projet de révision constitutionnelle a connu une adhésion partielle à Kinshasa.

À 12h, plusieurs activités tournaient au ralenti dans certains quartiers de la capitale, sans pour autant entraîner un arrêt total de la vie économique et administrative.

Dans plusieurs communes, la circulation était moins dense que d’habitude et de nombreux commerces ont choisi de garder leurs portes fermées. Cependant, plusieurs institutions publiques et privées ont poursuivi leurs activités, illustrant un suivi inégal du mot d’ordre de l’opposition.

Activités réduites dans certains quartiers

Dans la commune de Kalamu, notamment sur l’axe Mariano Place Victoire, plusieurs boutiques et commerces sont restés fermés durant la matinée. Toutefois, certaines banques et entreprises, dont Rawbank, ont continué à fonctionner normalement.

Dans le district de Tshangu, l’impact de la mobilisation semblait plus important. Plusieurs marchés et activités commerciales étaient fortement perturbés, tandis qu’une présence renforcée des forces de sécurité était observée dans plusieurs zones stratégiques.

Les établissements scolaires ont également affiché des situations contrastées. Certaines écoles ont accueilli les élèves, alors que d’autres ont préféré suspendre les cours pour la journée.

Une forte présence des forces de sécurité

Des dispositifs policiers et militaires importants ont été déployés à travers la capitale afin de prévenir tout débordement. Cette présence visible des forces de l’ordre témoigne de l’importance accordée par les autorités à cette mobilisation, considérée comme un événement politique majeur.

Jusqu’en milieu de journée, aucun incident majeur n’avait été largement signalé dans les principaux centres urbains de Kinshasa.

Analyse : un test politique pour l’opposition et le pouvoir

Cette journée « ville morte » représente la première grande action de mobilisation de l’opposition contre le régime du président Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir. Au-delà du débat sur son niveau réel de réussite, cette initiative constitue un indicateur important de la capacité de l’opposition à mobiliser la population autour de ses revendications.

D’un côté, l’opposition met en avant la baisse visible de l’activité économique dans plusieurs quartiers pour démontrer son influence et son rejet du projet de révision constitutionnelle. De l’autre, les partisans du pouvoir soulignent que de nombreuses administrations, écoles, banques et entreprises ont continué à fonctionner normalement, ce qui limiterait la portée de l’action.

Quels enseignements ?

Plusieurs éléments ressortent de cette mobilisation :

  • L’opposition conserve une capacité de mobilisation dans certains bastions de Kinshasa.
  • Le suivi du mot d’ordre reste toutefois inégal selon les communes et les secteurs d’activité.
  • Le débat autour de la révision constitutionnelle demeure un sujet sensible capable de polariser l’opinion publique.
  • La confrontation politique pourrait s’intensifier dans les prochains mois à l’approche des grandes échéances nationales.

Au final, cette journée « ville morte » apparaît moins comme une démonstration de force décisive que comme un baromètre politique révélant les rapports de force actuels entre l’opposition et le pouvoir en place.

JOSHMISHUMBI

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