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RDC : Me Aubin Kasongo lance le mouvement « Non, je refuse » contre le changement constitutionnel

by Zionnews
En République démocratique du Congo, Me Aubin Kasongo s’oppose publiquement à la campagne « Oui, je le veux », qu’il considère comme une tentative de légitimer un changement constitutionnel à des fins personnelles.

En République démocratique du Congo, Me Aubin Kasongo s’oppose publiquement à la campagne « Oui, je le veux », qu’il considère comme une tentative de légitimer un changement constitutionnel à des fins personnelles. Dans un message adressé particulièrement à la jeunesse congolaise, il appelle à la mobilisation autour du mouvement « Non, je refuse ».

Dans sa déclaration, Me Aubin Kasongo affirme son refus de cautionner un changement de la Constitution qu’il qualifie de projet destiné à favoriser un « plébiscite personnel ». Pour lui, la jeunesse congolaise ne doit pas être utilisée pour légitimer une initiative politique dont elle ne partage pas nécessairement les objectifs.

« Non, je refuse de cautionner un changement constitutionnel pour un plébiscite personnel », déclare Me Aubin Kasongo.

L’avocat refuse également que son nom, sa génération et, plus largement, la jeunesse congolaise soient associés à un projet politique décidé sans une véritable implication du peuple.

« Notre avenir doit être décidé par le peuple »

Me Aubin Kasongo estime que les Congolais ne doivent pas rester de simples spectateurs des grandes décisions concernant l’avenir du pays. Il appelle ainsi à une prise de conscience nationale et à une participation active de la population au débat sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Selon lui, le développement du pays ne passe pas par une modification constitutionnelle élaborée dans l’ombre, mais par un véritable « sursaut national » fondé sur la justice, l’équité et le développement.

Un appel particulier à la jeunesse congolaise

Dans son message, Me Aubin Kasongo s’adresse directement aux jeunes Congolais, qu’il invite à prendre part au débat politique et citoyen.

Son appel s’étend à plusieurs régions du pays, notamment Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, le Maniema, le Nord-Kivu et le Kongo Central, ainsi qu’à la diaspora congolaise et aux populations vivant dans les zones rurales.

Il les exhorte à ne pas rester passifs face à ce qu’il présente comme une menace pour la démocratie congolaise.

« Non, je refuse » : un mouvement de mobilisation

Me Aubin Kasongo propose ainsi de faire du slogan « Non, je refuse » un mouvement de mobilisation citoyenne. Il invite les jeunes à relayer le message, à en discuter dans leurs communautés et à utiliser les réseaux sociaux pour faire entendre leur position.

Pour lui, la jeunesse doit démontrer qu’elle est capable de défendre son avenir et de participer activement aux choix qui engagent la République démocratique du Congo.

Un débat constitutionnel qui divise

La question d’une éventuelle réforme ou révision constitutionnelle demeure au cœur du débat politique congolais. Les partisans d’une modification de la Constitution défendent la nécessité d’adapter le texte aux réalités actuelles du pays, tandis que ses opposants redoutent que le processus puisse être utilisé à des fins politiques.

La prise de position de Me Aubin Kasongo s’inscrit dans cette contestation. À travers le mouvement « Non, je refuse », il entend mobiliser la jeunesse contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation du débat constitutionnel.

Le débat promet ainsi de rester particulièrement sensible, alors que les différentes forces politiques et citoyennes continuent de défendre des visions opposées sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Joshmishumbi

 

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