Sama Lukonde estime que l’histoire donne raison à Félix Tshisekedi
Au cours de son intervention, Jean-Michel Sama Lukonde a estimé que l’évolution de la situation politique et sécuritaire en RDC donne raison au président Félix-Antoine Tshisekedi, qui accuse depuis plusieurs mois son prédécesseur Joseph Kabila d’être lié à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et au mouvement rebelle M23.
Ces accusations interviennent alors que Joseph Kabila est annoncé à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire dont la création a été annoncée à Goma le 12 octobre 2026. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont présentés comme ses vice-présidents, selon les informations rapportées par Radio Okapi.
Appel à la loyauté envers les institutions et au dialogue national
Le président du Sénat a appelé les sénateurs ainsi que la population congolaise à rester loyaux au chef de l’État et à soutenir le processus de dialogue national. Cette démarche, selon les orientations évoquées dans son intervention, vise à contribuer à la recherche de solutions à la crise que traverse le pays.
Alors que les affrontements et l’instabilité continuent d’affecter plusieurs zones de l’Est de la RDC, le dialogue demeure au centre des débats politiques sur les voies à privilégier pour parvenir à une paix durable.
Hommage aux FARDC et aux combattants Wazalendo
Jean-Michel Sama Lukonde a également rendu hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’aux combattants Wazalendo engagés dans la défense du territoire national face aux groupes armés.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la souveraineté nationale, à la protection des populations civiles et au rétablissement de la sécurité dans les provinces touchées par le conflit.
Une nouvelle séquence de tensions politiques en RDC
Les déclarations de Jean-Michel Sama Lukonde surviennent au lendemain de l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation, dirigé par Joseph Kabila. Cette évolution pourrait accentuer les tensions entre les autorités de Kinshasa et les acteurs associés à cette nouvelle structure politico-militaire.
Dans ce climat, les enjeux de sécurité, de respect des droits humains, de protection des civils et de dialogue politique restent au cœur des préoccupations nationales.
La rédaction