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LE CONGO AVANT KABILA, AVANT TSHISEKEDI : LA PATRIE AU-DESSUS DES HOMMES

by Zionnews
Qu’on me critique, qu’on m’insulte ou qu’on me traite de tous les noms, je ne renoncerai jamais à mes convictions lorsque l’intérêt supérieur de la République est en jeu.

Qu’on me critique, qu’on m’insulte ou qu’on me traite de tous les noms, je ne renoncerai jamais à mes convictions lorsque l’intérêt supérieur de la République est en jeu.

Face aux informations faisant état d’un rapprochement entre Joseph Kabila et le camp de Corneille Nangaa, une question fondamentale s’impose : peut-on, au nom de ses ambitions politiques, prendre le risque d’aggraver les menaces qui pèsent sur notre nation ?

Joseph Kabila a dirigé ce pays pendant près de dix-huit ans. Il a bénéficié des privilèges et des responsabilités attachés à la magistrature suprême. Aujourd’hui, quelles que soient ses divergences avec le pouvoir en place, son statut d’ancien chef de l’État devrait lui imposer une responsabilité historique envers la République.

On peut combattre un régime sans combattre sa propre nation. On peut contester un président sans fragiliser son pays.

Je ne suis pas obligé d’approuver toute la gouvernance de Félix Tshisekedi pour reconnaître que la défense de l’intégrité territoriale doit transcender les clivages politiques. Mon soutien au président Tshisekedi sur cette question n’est pas un chèque en blanc : c’est un choix de principe.

La démocratie autorise la critique, l’opposition et l’ambition de conquérir le pouvoir. Mais la souveraineté nationale ne doit jamais devenir l’otage des rivalités politiques. Les faits doivent être établis, les responsabilités examinées et la justice rendue dans le respect de la Constitution et des lois de la République.

À ceux qui voudront m’insulter pour cette position, je réponds ceci : ma conscience patriotique ne se négocie pas au prix de ma popularité. Je préfère défendre l’intérêt du Congo au risque de déplaire à certains plutôt que de me taire pour préserver mes affinités politiques.

Notre pays a besoin d’une nouvelle génération politique capable de dépasser les fidélités aveugles et les calculs personnels. Le Congo n’est la propriété ni de Joseph Kabila, ni de Félix Tshisekedi, ni d’aucun autre acteur politique. Il appartient au peuple congolais.

Les hommes passent, les régimes changent, les ambitions s’effondrent, mais la République doit demeurer.

Avant Kabila, avant Tshisekedi, avant nos partis et nos querelles, il y a le Congo !

LE CONGO AU-DESSUS DE TOUT ! Graddy Oloko Analyste politique indépendant

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