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RDC : « Un nouveau processus du Burundi ? » L’ancienne sénatrice s’interroge sur la multiplication des médiations pour la paix

by Zionnews
La perspective d'un éventuel « processus du Burundi » pour tenter de résoudre la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) suscite des interrogations.

La perspective d’un éventuel « processus du Burundi » pour tenter de résoudre la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) suscite des interrogations.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, une ancienne sénatrice  FRANCINE MUYUMBA a remis en question la pertinence d’un nouveau cadre de médiation alors que plusieurs initiatives régionales et africaines sont toujours en cours.

Selon elle, plusieurs questions méritent d’être posées avant le lancement d’un nouveau processus diplomatique.

Elle s’interroge notamment sur l’origine de cette initiative : s’agit-il d’une démarche du Burundi, de la RDC ou d’un nouveau mécanisme porté par l’Union africaine (UA) ? Si cette initiative relève effectivement de l’UA, elle estime qu’il est nécessaire d’expliquer pourquoi un nouveau processus serait ouvert alors que les mécanismes de Luanda, de Nairobi et la médiation confiée au Togo étaient censés être harmonisés sans avoir encore produit les résultats escomptés.

L’ancienne sénatrice s’interroge également sur l’existence d’un mandat officiel. Elle demande si l’Union africaine a formellement confié une nouvelle mission de médiation au Burundi ou au président en exercice de l’organisation, ainsi que les objectifs précis d’une telle démarche.

Une critique des précédents processus

Dans sa déclaration, elle estime que les difficultés rencontrées par les précédentes initiatives ne sont pas liées au manque de cadres de dialogue, mais plutôt à l’absence de volonté politique de mettre en œuvre les engagements pris par les différentes parties.

Elle soulève aussi la question de la neutralité du Burundi dans un éventuel rôle de médiateur. Pour elle, le fait que des forces burundaises soient engagées sur le territoire congolais pourrait amener certains acteurs à s’interroger sur la capacité du pays à être perçu comme un médiateur neutre et crédible.

Plaidoyer pour un dialogue national inclusif

En conclusion, l’ancienne sénatrice met en garde contre la multiplication des initiatives diplomatiques sans résultats concrets. Selon elle, l’accumulation de processus de médiation risque de donner l’impression d’une distraction diplomatique et d’une perte de temps.

Elle affirme que la paix durable en République démocratique du Congo ne pourra être obtenue uniquement par la succession de médiations internationales, mais qu’elle nécessitera avant tout une volonté politique sincère ainsi qu’un dialogue national inclusif conduit par les Congolais eux-mêmes.

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