Position de Benoît_Ntambue
Benoît Ntambue estime que l’UDPS a tardé à réagir concernant la gestion du gouverneur Kambulu, alors que celui-ci est à la tête de la province depuis plus de deux ans.
Il déclare :
” L’UDPS s’est réveillée tardivement, après deux ans et quelques mois de gouvernance du gouverneur à la tête de cette province, où étaient-ils pour faire une telle déclaration ? Celà prouve que le président fédéral, qui exige aujourd’hui la démission du gouverneur, ne s’est pas retrouvé, il a donc voulu étaler sa frustration au nom de l’UDPS-Tshisekedi.
un parti politique ne peut pas se permettre le luxe d’exiger la démission d’un gouverneur de cette manière,il faut plutôt laisser le gouverneur travailler en paix. ”
Position de Sylvain Kabue
De son côté, Sylvain Kabue porte un regard critique sur la gestion du gouverneur Kambulu. Il remet en question les réalisations de son gouvernement et l’utilité de ses descentes sur le terrain pour superviser les travaux.
Il déclare :
” Le gouverneur Kambulu est le plus mauvais que le Kasaï central ait connu depuis 2006 jusqu’à ce jour, sur la base des actions de son gouvernement, aucune réalisation majeure n’est à signaler, à l’exception des toilettes qui, jusqu’à présent, n’ont même pas été inaugurées.
Concernant ses descentes sur le terrain pour superviser les travaux dans le groupement central, il le fait, selon moi, pour justifier les fonds de l’État qu’il dépense, pourtant, sa présence sur le terrain n’est pas indispensable, même s’il démissionnait aujourd’hui, les travaux continueraient, car l’ACGT est en mesure d’assurer le suivi des travaux. »
Enjeux du débat
Les déclarations de C.T. Benoît Ntambue et de Sylvain Kabue traduisent deux points de vue opposés sur la gestion du gouverneur Kambulu au Kasaï Central.
D’un côté, C.T. Benoît Ntambue défend la nécessité de laisser le gouverneur poursuivre son travail et remet en question les motivations de ceux qui réclament sa démission.
De l’autre, Sylvain Kabue critique sévèrement le bilan du gouverneur, en mettant en avant ce qu’il considère comme un manque de réalisations concrètes et en contestant l’utilité de certaines de ses activités de supervision.
La question centrale demeure donc la suivante : le gouverneur Kambulu doit-il bénéficier de davantage de temps pour poursuivre ses actions à la tête de la province, ou doit-il rendre des comptes sur son bilan et les résultats obtenus depuis son arrivée au pouvoir ?
Nestor Ilo