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RDC | Genève : Thérèse Kayikwamba Wagner dénonce plus de 17 000 violations des droits humains à l’Est de la RDC

by Zionnews
Lors de son allocution au Débat général de la 61ᵉ Session du Conseil des droits de l’homme à Genève, la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a livré un plaidoyer ferme et alarmant sur la situation des droits humains dans l’Est du pays.

Lors de son allocution au Débat général de la 61ᵉ Session du Conseil des droits de l’homme à Genève, la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a livré un plaidoyer ferme et alarmant sur la situation des droits humains dans l’Est du pays.

Devant les États membres réunis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, la cheffe de la diplomatie congolaise a dénoncé des violations graves et massives des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, imputées aux groupes armés, notamment l’AFC/M23.

Un bilan humain et humanitaire alarmant

Selon les chiffres présentés par la Ministre d’État, la crise sécuritaire à l’Est de la RDC a déjà causé :

  • plus de 17 000 violations documentées des droits humains,

  • environ 15 000 morts,

  • près de 8 millions de personnes déplacées internes,

un des bilans humanitaires les plus lourds au monde actuellement.

Ces violations incluent, selon Kinshasa, des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des enrôlements forcés, ainsi que des atteintes graves aux droits des civils, en violation flagrante du droit international humanitaire.

Un appel à la responsabilité internationale

Dans une déclaration forte, Thérèse Kayikwamba Wagner a appelé la communauté internationale à rompre avec l’impunité et à bâtir un système mondial fondé sur la responsabilité des États et des acteurs armés.

« Sans responsabilité, il ne peut y avoir ni justice ni paix durables. Notre engagement s’inscrit dans une exigence plus large : un ordre international fondé sur le respect du droit, l’égalité des États et l’effectivité des mécanismes de responsabilité », a-t-elle déclaré à la tribune.

La Ministre d’État a insisté sur la nécessité de mécanismes internationaux crédibles, capables d’identifier les auteurs de violations et de garantir des sanctions effectives, condition essentielle pour une paix durable dans la région des Grands Lacs.

La RDC réclame justice et égalité entre les États

À travers cette intervention, la diplomatie congolaise a réaffirmé la position de Kinshasa : la paix ne peut être atteinte sans justice, ni sans le respect strict du droit international, appliqué de manière équitable à tous les États, sans deux poids deux mesures.

Cette prise de parole à Genève renforce la stratégie de la RDC visant à internationaliser la question des violations des droits humains à l’Est et à mobiliser un soutien accru pour la protection des civils.

Joshmishumbi

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