Deux membres du ministère de la Défense nationale et Anciens combattants de la République démocratique du Congo ont été interpellés en Afrique du Sud alors qu’ils accompagnaient officiellement le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Mwadiamvita, dans le cadre du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Selon une source officielle citée dans les informations relatives à cet incident, leur interpellation serait liée à une confusion concernant les badges d’accès à la salle du sommet, placée sous haute sécurité en raison de la présence de plusieurs chefs d’État.
Une confusion autour des badges d’accès
D’après cette source, les deux membres du ministère disposaient pourtant de documents officiels justifiant leur présence en Afrique du Sud.
Ils étaient notamment munis de leur ordre de mission, de leur carte de service ainsi que de leur passeport de service.
La difficulté serait donc née au niveau des conditions d’accès à la salle où se déroulait le sommet, dans un dispositif de sécurité particulièrement renforcé.
La présence de nombreux chefs d’État et de hauts responsables de la région aurait conduit les services de sécurité sud-africains à appliquer des mesures strictes concernant l’accès aux différents espaces du sommet.
Le VPM Guy Mwadiamvita confirme leur présence officielle
Toujours selon la source officielle, le vice-Premier ministre Guy Mwadiamvita, ainsi que la ministre congolaise des Affaires étrangères présente sur place, ont confirmé la légalité de la présence des deux membres du ministère de la Défense.
Les documents administratifs et professionnels concernés auraient été transmis à la justice sud-africaine afin de permettre aux autorités compétentes d’examiner la situation.
Cette démarche vise notamment à clarifier les circonstances de l’interpellation et à établir que les deux agents se trouvaient en Afrique du Sud dans le cadre d’une mission officielle.
Le ministère de la Défense suit le dossier
Le ministère de la Défense nationale et Anciens combattants assure suivre l’affaire de près.
Selon les informations communiquées, le ministère a également mobilisé ses avocats afin d’accompagner les deux membres concernés dans les démarches auprès des autorités sud-africaines.
Pour l’heure, aucune information faisant état d’une accusation pénale précise contre les deux personnes interpellées n’a été communiquée dans les éléments disponibles.
Une affaire à suivre
Cette interpellation intervient dans le contexte très sécurisé du sommet de la SADC, qui réunit plusieurs dirigeants et hauts responsables de la région.
La RDC entend désormais clarifier rapidement cette situation afin que ses représentants puissent poursuivre leurs missions officielles dans le respect des procédures diplomatiques et sécuritaires du pays hôte.
Il s’agirait donc, selon la version officielle congolaise, d’un incident lié aux badges et aux conditions d’accès au sommet, plutôt que d’une remise en cause de la légalité de la mission des deux membres du ministère de la Défense.
JOSHMISHUMBI